• Chargée de recherche, Institut d’ethnologie, Academia Sinica, Taipei
  • Chargée de cours, Dprt Psychologie, Université catholique de Fujen, Taipei

Thèmes de recherche :

  • Traumatisme des violences sexuelles (Inceste, femmes de réconfort*)
  • Transmission de la mémoire traumatique (Trauma de guerre, “Terreur blanche” à Taiwan)
  • Perspectives psychanalytiques à Taiwan

Ouvrage

2009, A l’épreuve de l’inceste. Paris : PUF.

Articles

  • 2014, L’Œdipe incestué : Violente de l’inceste et subjectivation, in Psychologie Clinique, n° 37, 2014/1, p. 172-185.
  • 2014, Famille en désordre : expérience familiale chez des victimes de l’inceste, in Huang Y.-K., ed.,《Familles en 21e siècle》, Taipei : Socio Publishing. p. 127-167. (texte en chinois)
  • 2014, Encountering the Other in Clinical Fieldwork, in Liu F.-W. and Chu J.-L., eds.《Dialogues between Anthropology and Psychology : Empathy, Emotion, and Intersubjectivity》. (texte en chinois)
  • 2014, War Trauma of Taiwanese Comfort Women, in Wang H.-L., ed.《 War and Society : Theories, Histories, Subject Experiences》, Taipei : Linking Publishing, p. 435-513. (texte en chinois)
  • 2013, De l’inceste comme « transgression » ,in L’inceste, bilan des savoirs (coordonné par D. Dussy), p. 181-203. Marseille : Les Éditions La Discussion (IRIS, EHESS).
  • 2012, Secret Trauma Going Public : Testimonial Narratives of « Comfort Women” as Healing Scene, in Routers : Journal of Cultural Studies, N° 14, p.135-192. (texte en chinois)

Traduction en chinois traditionnel

  • 2008. Alice Cherki, 2000, Frantz Fanon, Portrait. Paris : Seuil.
  • 2005. Françoise Dolto, 1971, Psychanalyse et pédiatrie. Pairs : Seuil.
  • 2003. Julia Kristeva, 1980, Pouvoirs de l’horreur. Paris : Seuil.

Brève introduction aux “Femmes de réconfort”

Le terme « femmes de réconfort » est un euphémisme pour désigner les victimes du système d’esclavage sexuel organisé par l’Armée impériale japonaise pendant la guerre sino-japonaise et durant la deuxième guerre mondiale (1937-1945). Ces victimes, la plupart des jeunes femmes entre 15 et 25 ans à l’époque, venaient de plusieurs pays asiatiques. Dans les anciennes colonies japonaises (Corée et Taiwan), elles ont été soit recrutées de force par des agents des gouvernements coloniaux, soit promises à des embauches bien rémunérées telles qu’infirmière, cuisinière ou femmes de ménage, avant d’être transportées sur les fronts de guerre. Dans d’autres pays sud-asiatiques comme les Philippines, l’Indonésie, la Malaisie, ou la Chine (notamment sur l’île de Hainan), les victimes furent très souvent raflées et emprisonnées sur place.