Journée doctorale

le 15 novembre 2013 de 9h à 19h

Argument

En 1933, Freud écrit : « […] La psychanalyse s’est constituée en tant que thérapie, elle a poussé bien au-delà, mais elle n’a pas abandonné son sol natal et, pour son approfondissement et son développement ultérieurs elle est toujours liée aux relations avec les malades »*. La clinique nous invite à entendre l’inattendu. A quelle place mettre le socle de la théorie psychanalytique pour se laisser suffisamment surprendre dans la rencontre avec les patients ? Entre ancrage dans un corpus théorique et imprévisibilité de la clinique, le chercheur et le clinicien doivent se positionner. Ce positionnement reste complexe dans le contexte actuel. L’accélération des innovations technologiques et les changements socioéconomiques entraîneraient-ils de nouvelles manifestations symptomatiques ? Pathologies limites, troubles de l’humeur, nouvelles addictions, troubles du comportement alimentaire, troubles envahissants du développement, syndrome de stress post-traumatique ; autant d’entités nosographiques régulièrement mises au devant de la scène médiatique. Sont-elles solubles dans le triptyque névrose, psychose et perversion ?

Ces entités nosographiques nous convoquent à un questionnement tant théorique que clinique puisqu’il y va de notre capacité à prendre en compte les voies toujours nouvelles et singulières que le sujet trouve pour exprimer sa souffrance. Nous proposons d’apporter quelques éléments de réflexion face à ce questionnement fidèle à la pensée freudienne : faire de l’inattendu en clinique le moteur de la recherche en psychanalyse.