Responsable scientifique

Karl Leo SCHWERING, MCF Université Paris Diderot

Coordinateurs pédagogiques

Frank DROGOUL
psychiatre, Paris,
Intervenant dans le département de formation post universitaire à l’université Paris 7,
Responsable du DU de « psychothérapie institutionnelle et psychiatrie de secteur

Marc LEDOUX
psychologue clinicien à la clinique de La borde et superviseur des stagiaires,
associé à l’hôpital psychiatrique universitaire de Bierbeek et superviseur des stagiaires qui viennent à la Borde,
président honoraire du centre et d’étude pathoanalytique de Louvain la Neuve,
Responsable d’un séminaire de psychopathologie clinique psychanalytique et phénoménologique dans le département de psychanalyse de l’université de Gent (Gand)


Public

Intervenants dans le champ de la psychiatrie ou du médico-social :
Psychologues , autres titulaires d’un diplôme de 3e cycle, médecins et médecins psychiatres, acteurs du champs médico-social : infirmiers, travailleurs sociaux, éducateurs.


Objectif de la formation

Nous chercherons dans ce stage à présenter la pensée anthropopsychiatrique de Jacques Schotte et expliquer pourquoi elle fut depuis les années soixante liée au milieu de la psychothérapie institutionnelle. Devant le déferlement du nouveau positivisme avec la fétichisation du diagnostic via le DSM 5 et une attaque frontale de la théorie analytique et ses différentes applications en psychiatrie, tel le packing pour les enfants psychotiques automutilateurs ou plus largement la psychothérapie institutionnelle, il est urgent de reprendre, sur les traces de Jacques Schotte, la question du diagnostic psychiatrique qui s’appuie sur la théorie du transfert. Il s’agira de présenter une théorie et une pratique de la psychiatrie qui prend racine dans les œuvres de Freud, Lacan, Szondi, Schotte, et s’adresse donc à tout patient psychiatrique quel qu’il soit. Selon le vieux précepte des thérapeutes institutionnels, qui peut le plus peut le moins. En d’autres termes, c’est parce que la psychose est la maladie psychiatrique la plus compliquée et la plus difficile à prendre en charge, que cette prise en charge doit se faire à plusieurs et qu’une théorie psychiatrique et institutionnelle est nécessaire pour soutenir les équipes dans leur travail du quotidien.
Cette formation reposera donc sur la présentation des différents vecteurs de l’œuvre szondienne revisitée par Jacques Schotte, qui chacun peut rendre compte, dans son articulation dialectique avec les autres vecteurs, des différentes pathologies psychiatriques. Cette articulation s’appuie sur la méthode de la « pathoanalyse » : dans une perspective freudienne, la maladie mentale peut être considérée comme la manifestation de la structure de l’existence humaine. Freud utilisait la figure du cristal pour indiquer ce principe : « Lorsque nous jetons par terre un cristal, il se brise, mais pas arbitrairement ; il se casse en effet en morceaux suivant ses lignes de clivages dont la délimitation, quoiqu’imperceptible, était au préalable déterminée par la structure du cristal. Les malades mentaux sont aussi de telles structures fêlées et sautées » (conférence XXI de la « Nouvelle suite de conférences pour introduire à la psychanalyse) . J. Schotte généralise ce principe à l’ensemble du champ psychiatrique et pose que la pathologie révèle la structure cachée du normal. Le schéma pulsionnel de Szondi réalise le paradigme de cette pathoanalyse généralisée aux catégories psychiatriques.
Ainsi le vecteur du Contact, la base de la vie et de l’existence dont le (res)sentir, le rythme et le pathique sont les existentiaux, rend compte des troubles de l’humeur et de toute forme de toxicomanie. Toutes ces troubles se regroupent sous la catégorie de la psychopathie (s’éprouver à vivre).
Cet univers préobjectal ouvre à la dimension de la relation d’objet intimement liée à la question de la différence des sexes, vecteur des pathologies de la sphère perverse. Mais on ne peut aborder la dialectique de la différence des sexes sans se référer à la loi et au vecteur paroxysmal, champ des névroses. Restera alors à expliciter le dernier vecteur szondien, celui du moi, celui qui rend compte des pathologies psychotiques, celui qui vient pointer la nécessaire individuation que nous impose, pour le meilleur et pour le pire nos sociétés contemporaines. Ce faisant, à partir d’exemples cliniques, nous présenterons la manière dont ces différentes dimensions du processus d’humanisation qu’a à parcourir tout petit d’homme peuvent être appréhendées dans l’organisation des lieux de soins psychiatriques telle que la psychothérapie institutionnelle essaye de l’articuler.
Parallèlement, l’anthropopsychiatrie s’appuyant sur un test que Szondi mis en place avec ses collaborateurs, des analyses de profil psychopathologique s’organiseront en cours de stage avec les étudiants qui auront pu faire passer le test à des patients posant un problème diagnostic ou de prise en charge institutionnelle.


 

Intervenants pressentis

Frank DROGOUL, psychiatre, Paris
Marc LEDOUX, psychologue clinicien à la clinique de La borde
Karl Leo SCHWERING, MDC Université Paris Diderot – Paris 7 UFR Etudes psychanalytiques
Philippe LEKEUCHE, Pr Université de psychologie de Louvain la Neuve
Jean KINABLE, professeur Émérite de la faculté de Louvain la Neuve, spécialiste du Szondi et du Rorschach


Organisation pédagogique

Conférences et analyses de cas


Calendrier

Les enseignements sont répartis sur un jeudi par mois d’octobre 2015 à juin 2016, soit 56 h de formation, sur 8 jeudis, de 9h à 12h00 et de 14h à 17h.

Dates et thématiques prévisionnelles

8 Octobre 2015 : Présentation historique de la PTI et de l’anthropopsychiatrie
5 Novembre 2015 : Apport de Jacques Schotte dans la dialectique pulsionnelle
3 Décembre 2015 : Vecteur du Contact et pathologies de l’humeur
7 Janvier 2016 : Vecteur Sexuel et problématiques de la perversion
4 Février 2016 : Vecteur paroxysmal et problématique névrotique
10 Mars 2016 : Vecteur du Moi et psychose
7 Avril 2016 : ambiance et les quatre vecteurs pulsionnels
2 juin 2016 : le point de rassemblement et les quatre vecteurs

Les cours auront lieu à l’UFR d’Etudes Psychanalytiques
Bâtiment Olympe de Gouges
8 rue Albert Einstein
75013 Paris

Le stage pourrait être annulé si le nombre minimum de participants n’était pas atteint


Tarifs

Inscription Formation Continue : 1320 €
Inscription individuelle : 660 €

Pour les employeurs : une convention de formation sera établie après réception de l’accord de prise en charge.
Pour les individuels : règlement par chèque à l’ordre de l’Agent Comptable de l’Université Paris Diderot à nous faire parvenir après votre admission.


Inscription

Pour vous inscrire merci de nous faire parvenir par courrier votre fiche d’inscription remplie et signée ainsi que l’accord de prise en charge employeur (si vous êtes financé.e par votre employeur), au plus tard un mois avant le début de la formation.


 

Renseignements

  • Localisation :
    Bât. Olympe de Gouges
    bureau 414
    8 rue Albert Einstein
    75013 Paris
  • Pour venir :
    Métro M14, RER C station Bibliothèque François Mitterrand
    bus  : 62, 64, 89, 132, 325
    Tram T3a : station Avenue de France
  • Adresse postale :
    Université Paris Diderot Paris 7
    UFR d’Études Psychanalytiques
    Service Formation Continue
    case 7058
    75205 Paris cedex 13
  • Quelques photos de notre bâtiment sur cette page