Responsables

Responsable universitaire :
Chantal LHEUREUX DAVIDSE, MCF Université paris Diderot

Responsables pédagogiques :
Dr Frank DROGOUL, psychiatre et Dr Didier PETIT

Comité scientifique et d’organisation :
Pierre Delion, Michel Balat, Ginette Michaud, Marc Ledoux, Linda De Zitter, Madeleine Alapetite, Marie Françoise Le Roux, Michel Couill, Louisette Della Valentina, Pascal Crété, Jacques Pain, Antoine Fontaine


 

 

Public

Ce DU s’adresse aux personnes :
• Titulaires du doctorat en médecine,
• Internes en psychiatrie ou psychiatres praticiens,
• Titulaires du Master 2 Pro (DESS) de psychologie,
• Infirmiers de secteur psychiatrique ou infirmiers DE ayant une pratique psychiatrique,
Les autres candidats doivent justifier d’une pratique professionnelle dans le champ de la relation humaine : psychiatrie, et autres professions de santé, éducation, pédagogie, social et médico-social.


Objectifs

Transmission de concepts cliniques et de pratiques institutionnelles.
Étude de l’analyse institutionnelle.
Étude de la psychopathologie liée à ces pratiques.


 

Présentation

Le DU Psychothérapie institutionnelle présente des concepts et des pratiques élaborées au sein d’un mouvement historique qui articule psychopathologie et pratique institutionnelle.

Il vise aussi à constituer une « plate-forme » d’échanges de pratiques institutionnelles avec d’autres équipes, un maillage nécessaire à la promotion d’une pratique éthique de la psychiatrie, à l’encontre de l’actuelle désintégration de la prise en charge des psychoses dans et hors les murs ; désorganisation ordonnée à une logique plus économique que thérapeutique, qui instaure de nouvelles formes d’aliénation désastreuses : déni du sujet et de la pathologie, « clochardisation », incarcération des malades, quantification du sujet.

Est-il encore possible de faire de l’institution un « instrument de soins » des maladies mentales ?

Dès la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, Pinel et Esquirol ont proclamé la nécessité de « soigner » l’hôpital, de responsabiliser patients et personnels de tous statuts. Le mouvement naissant visait à transformer la ségrégation ambiante, souvent carcérale, en systèmes ouverts, dans un désir d’ « humaniser » les relations, pour permettre la mise en œuvre de thérapeutiques spécifiques.

Mais, sous l’Occupation, François Tosquelles, Paul Balvet, André Chaurand, Lucien Bonnafé, réélaborent à partir de leur rencontre à l’hôpital de Saint Alban, les bases théoriques et pratiques du champ psychiatrique : contribution majeure à ce qui devait se spécifier sous les termes de « psychothérapie institutionnelle » et de « politique de secteur », suite à la systématisation des concepts regroupés en 1952 par G. Daumézon et Ph. Koechlin.

La psychothérapie institutionnelle, comme « mouvement », met en cause pratiques et conceptions du champ psychiatrique afin de créer un champ psychothérapique collectif, tant au niveau des concepts que des pratiques. Les grands axes de cette praxis, l’analytique et le politique, conduisent à rester vigilants quant à la structuration, toujours en chantier, de la psychopathologie.

En tant que praxis, la psychothérapie institutionnelle repose sur l’abord multidimensionnel de la psychose, à la croisée du social, du psychologique, du psychanalytique, et du biologique. Elle prend en compte les modalités spécifiques du transfert dans le champ de la psychose : transfert éclaté, « dissocié », « multi-référentiel ».
Ce projet thérapeutique nécessite, face à l’aliénation dont chacun est porteur, une remise en cause soutenue par une analyse institutionnelle permanente ; socle des réponses aux comportements stéréotypés produits, entretenus par la collectivité, ensemble que J. Oury nomme « pathoplastie ». Cela passe par un travail de gestion et de critique des statuts, de reconnaissance des véritables fonctions thérapeutiques, par un partage des responsabilités et des initiatives qui garantit un certain degré de liberté. C’est la mise en place d’un organisme collectif à l’intérieur de la collectivité. Pour exemple, le « club thérapeutique », véritable « opérateur collectif » dans l’établissement, permet d’introduire dans la relation une tiercéité, un transfert transversal dont chacun est vecteur, aussi bien le personnel que les malades. L’aménagement de ces collectifs repose sur une liberté de circulation qui multiplie les possibilités d’expression et les occasions de rencontres inédites.

La « psychothérapie institutionnelle » n’est pas une « technique » susceptible d’être plaquée sur différentes configurations d’établissements. C’est une pratique en prise directe avec le « réel » de la maladie mentale, laquelle n’est qu’une accumulation de désastres qui tendent à ruiner les racines de l’existence.
En France comme à l’étranger, ce mouvement comporte de nombreuses ramifications et innovations dans le champ de la psychiatrie comme dans des secteurs touchés par le champ de la psychose ; en ressort une diversité en rapport avec les contextes et les populations locales comme avec la personnalité des différents acteurs ; diversité précisément en parfait accord avec les principes fondamentaux de la psychothérapie institutionnelle. Alors que se développent des formes et des instruments nouveaux et sophistiqués d’aliénation collective dans et hors les murs de l’hôpital, y compris à travers les leurres de la « désinstitutionalisation », la transmission des fondements de la psychothérapie institutionnelle apparaît d’autant plus nécessaire.


Enseignants pressentis

(sous réserve de modification)

Philipe BICHON, Psychiatre clinique de La Borde
Patrick COUPECHOUX, Journaliste écrivain
Linda De ZITTER, Psychologue Clinicienne – Secteur Centre – Hôpitaux de Saint-Maurice, Psychanalyste
Frank DROGOUL, Psychiatre
Antoine FONTAINE, Psychiatre
Pierre Juan LAFITTE, Maître de conférences
Marc LEDOUX, Pr Université Louvain-la-Neuve, Belgique
Ginette MICHAUD, Psychiatre, psychanalyste, Ex-Maître de conférences Paris Diderot
Alain VANIER, Professeur Université Paris Diderot
Catherine VERNE, Psychologue clinicienne, Docteur en psychologie
Fernando VICENTE, Psychanalyste, Paris-Barcelone

et
L’équipe de psychiatrie de La Borde
L’équipe du secteur psychiatrique de Landerneau
L’équipe du secteur psychiatrique d’Angers
L’équipe du secteur psychiatrique de Reims


Contenu et Programme

De l’aliénisme à la Psychothérapie institutionnelle (historicité des pratiques institutionnelles : Saint-Alban et La Borde)
• Psychose et transfert
• L’hôpital comme « appareil de soins »
• La boîte à outils conceptuelle : psychanalyse, psychiatrie et phénoménologie.
• Aliénation sociale, aliénation mentale et aliénation transcendantale
• Le concept de collectif
• Comité Hospitalier et club thérapeutique
• Analyse institutionnelle : statuts, rôles, fonctions _• Le concept de réunion, le transfert dissocié et les constellations transférentielles (le travail du transfert en institution)
• La psychiatrie de secteur
• Les associations culturelles et la formation

1. La psychopathologie, s’inspirant des travaux de Freud, Oury, Lacan, Schotte, présentera les différents modes d’existence pathologique.

2. L’analyse institutionnelle abordera, après un passage indispensable par l’histoire de la psychiatrie, les différents outils de la psychothérapie institutionnelle telle qu’elle s’actualise à la clinique de La Borde.

3. Une lecture des textes fondateurs articulés à la clinique.

4. Un enseignement théorico-clinique.

5. Un groupe de réflexion et d’analyse de cas. Seront abordés les cas qui mettent à l’épreuve le fonctionnement institutionnel, et qui dérangent la dynamique déjà assez fragile des soins. On demandera un exposé sur une expérience avec un matériel de réflexion personnel.

6. L’intervention d’équipes institutionnelles.

Auteurs de référence :

– Freud
– Lacan
– François Tosquelles
– Jean Oury
– Jacques Schotte
– Ginette Michaud
– Danielle Roulot
– Michel Balat
– Pierre Delion
– Les auteurs de pédagogie institutionnelle (Fernand Oury, Aida Vasquez, René Laffitte, Jacques Pain, …)


Calendrier des enseignements

126 heures d’enseignement répartis sur 24 journées d’octobre 2017 à février 2019. Regroupées sur une journée et demie de formation mensuelle :

  • le mercredi de 15h30 à 18h30
  • le jeudi de 9h à 13h et de 14h30 à 17h 30

Calendrier sous réserve de modification

  • 18-19 octobre 2017
  • 15-16 novembre 2017
  • 17-18 janvier 2018
  • 21-22 février 2018
  • 21-22 mars 2018
  • 18-19 avril 2018
  • 20-21 juin 2018
  • 19-20 septembre 2018
  • 17-18 octobre 2018
  • 21-22 novembre 2018
  • 16-17 janvier 2019
  • 20-21 mars 2019
  • 10-11 avril 2019
  • 19-20 juin 2019

Validation du diplôme

Les stagiaires du DU Psychothérapie Institutionnelle devront soutenir, en vue de la délivrance du diplôme d’Université, un mémoire de 30 pages, qui présentera une situation, ou un cas clinique, qui sera développée en articulation avec les apports théoriques. Ce mémoire donnera lieu à une soutenance orale. La présentation du mémoire est obligatoire.

Jury de diplôme : Frank Drogoul, Didier Petit, Fernando Vicente, Linda De Zitter

Validation  :
Assiduité  : ne seront tolérées que 20 % d’absences. Au-delà, l’Université se réservera le droit de ne pas valider le diplôme.
Rédaction d’un mémoire écrit, noté sur 10.
Soutenance orale de ce mémoire, noté sur 10.
Total sur 20
Note exigible : 10 sur 20

L’inscription administrative à l’université pour les deux années 2017/18 et 2018/19
est obligatoire
et conditionne la remise du diplôme


Coût de la formation

Le coût global de l’inscription comprend le tarif de formation continue et des droits d’inscription universitaire. L’université Paris Diderot est un établissement assujetti redevable partiel à la TVA. Les activités relevant de la formation continue sont exonérées de TVA.

Cout pédagogique :
Sans prise en charge : 1260€ soit 630€ par an
Avec prise en charge * : 2520€ soit 1260€ par an
* L’accord de prise en charge signé par le financeur devra parvenir à l’établissement dans les meilleurs délais.
Les frais d’inscription liés au droit du diplôme national sont en sus. Le montant des droits est défini par arrêté ministériel chaque année en juillet (à titre indicatif, le montant des droits en 2016-17 pour le niveau master s’élève à 261,10€).

En cas de non prise en charge, les frais d’inscription sont à la charge du stagiaire. La formation ayant lieu sur 2 ans, l’inscription universitaire est obligatoire chaque année universitaire.


Candidature

Pour faire acte de candidature veuillez nous faire parvenir :

  • la fiche de candidature dument complétée,
  • une lettre de motivation précisant les raisons qui vous conduisent à postuler, votre parcours et votre projet professionnel,
  • un curriculum vitæ,
  • la photocopie du diplôme permettant l’accès à la formation,
  • la fiche accord de prise en charge employeur signée et tamponnée confirmant la prise en charge financière des frais de formation, si vous êtes dans ce cas

par mail ou par voie postale, avant le 27 septembre 2017 :

Université Paris Diderot

UFR d’Études psychanalytiques

Service Formation Continue Case 7058
75205 Paris cedex 13

Courriel : rf.toredid-sirap-vinu@cf.pe

Après examen de votre dossier par les responsables, une réponse écrite vous sera adressée par mail pour vous signifier l’acceptation ou le refus de votre candidature.
Si besoin, un entretien oral pourra également être signifié.
Une fois la candidature acceptée, vous devrez procéder à l’inscription administrative à l’Université selon les modalités qui vous seront indiquées. Cette inscription devra être validée avant le début des cours.


 Localisation – Contacts

  • Localisation :
    Bât. Olympe de Gouges
    accueil : bureau 414, 4e étage
    8 rue Albert Einstein
    75013 Paris
  • Adresse postale :
    Université Paris Diderot Paris 7
    UFR d’Études Psychanalytiques
    Service Formation Continue
    case 7058
    75205 Paris cedex 13