Public

Ce DU s’adresse aux personnes :
• Titulaires du doctorat en médecine,
• Internes en psychiatrie ou psychiatres praticiens,
• Titulaires du Master 2 Pro (DESS) de psychologie,
• Infirmiers de secteur psychiatrique ou infirmiers DE ayant une pratique psychiatrique,
Les autres candidats doivent justifier d’une pratique professionnelle dans le champ de la relation humaine : psychiatrie, et autres professions de santé, éducation, pédagogie, social et médico-social.

Objectifs

Transmission de concepts cliniques et de pratiques institutionnelles.
Étude de l’analyse institutionnelle.
Étude de la psychopathologie liée à ces pratiques.

 

Présentation

Le DU Psychothérapie institutionnelle présente des concepts et des pratiques élaborées au sein d’un mouvement historique qui articule psychopathologie et pratique institutionnelle.

Il vise aussi à constituer une « plate-forme » d’échanges de pratiques institutionnelles avec d’autres équipes, un maillage nécessaire à la promotion d’une pratique éthique de la psychiatrie, à l’encontre de l’actuelle désintégration de la prise en charge des psychoses dans et hors les murs ; désorganisation ordonnée à une logique plus économique que thérapeutique, qui instaure de nouvelles formes d’aliénation désastreuses : déni du sujet et de la pathologie, « clochardisation », incarcération des malades, quantification du sujet.

Est-il encore possible de faire de l’institution un « instrument de soins » des maladies mentales ?

Dès la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, Pinel et Esquirol ont proclamé la nécessité de « soigner » l’hôpital, de responsabiliser patients et personnels de tous statuts. Le mouvement naissant visait à transformer la ségrégation ambiante, souvent carcérale, en systèmes ouverts, dans un désir d’ « humaniser » les relations, pour permettre la mise en œuvre de thérapeutiques spécifiques.

Mais, sous l’Occupation, François Tosquelles, Paul Balvet, André Chaurand, Lucien Bonnafé, réélaborent à partir de leur rencontre à l’hôpital de Saint Alban, les bases théoriques et pratiques du champ psychiatrique : contribution majeure à ce qui devait se spécifier sous les termes de « psychothérapie institutionnelle » et de « politique de secteur », suite à la systématisation des concepts regroupés en 1952 par G. Daumézon et Ph. Koechlin.

La psychothérapie institutionnelle, comme « mouvement », met en cause pratiques et conceptions du champ psychiatrique afin de créer un champ psychothérapique collectif, tant au niveau des concepts que des pratiques. Les grands axes de cette praxis, l’analytique et le politique, conduisent à rester vigilants quant à la structuration, toujours en chantier, de la psychopathologie.

En tant que praxis, la psychothérapie institutionnelle repose sur l’abord multidimensionnel de la psychose, à la croisée du social, du psychologique, du psychanalytique, et du biologique. Elle prend en compte les modalités spécifiques du transfert dans le champ de la psychose : transfert éclaté, « dissocié », « multi-référentiel ».
Ce projet thérapeutique nécessite, face à l’aliénation dont chacun est porteur, une remise en cause soutenue par une analyse institutionnelle permanente ; socle des réponses aux comportements stéréotypés produits, entretenus par la collectivité, ensemble que J. Oury nomme « pathoplastie ». Cela passe par un travail de gestion et de critique des statuts, de reconnaissance des véritables fonctions thérapeutiques, par un partage des responsabilités et des initiatives qui garantit un certain degré de liberté. C’est la mise en place d’un organisme collectif à l’intérieur de la collectivité. Pour exemple, le « club thérapeutique », véritable « opérateur collectif » dans l’établissement, permet d’introduire dans la relation une tiercéité, un transfert transversal dont chacun est vecteur, aussi bien le personnel que les malades. L’aménagement de ces collectifs repose sur une liberté de circulation qui multiplie les possibilités d’expression et les occasions de rencontres inédites.

La « psychothérapie institutionnelle » n’est pas une « technique » susceptible d’être plaquée sur différentes configurations d’établissements. C’est une pratique en prise directe avec le « réel » de la maladie mentale, laquelle n’est qu’une accumulation de désastres qui tendent à ruiner les racines de l’existence.
En France comme à l’étranger, ce mouvement comporte de nombreuses ramifications et innovations dans le champ de la psychiatrie comme dans des secteurs touchés par le champ de la psychose ; en ressort une diversité en rapport avec les contextes et les populations locales comme avec la personnalité des différents acteurs ; diversité précisément en parfait accord avec les principes fondamentaux de la psychothérapie institutionnelle. Alors que se développent des formes et des instruments nouveaux et sophistiqués d’aliénation collective dans et hors les murs de l’hôpital, y compris à travers les leurres de la « désinstitutionalisation », la transmission des fondements de la psychothérapie institutionnelle apparaît d’autant plus nécessaire.

Responsables

Responsable universitaire :
Chantal LHEUREUX DAVIDSE, MCF Université paris Diderot

Responsables pédagogiques :
Dr Frank DROGOUL, psychiatre et Dr Didier PETIT

Comité scientifique et d’organisation :
Pierre Delion, Michel Balat, Ginette Michaud, Marc Ledoux, Linda De Zitter, Madeleine Alapetite, Marie Françoise Le Roux, Michel Couill, Louisette Della Valentina, Pascal Crété, Jacques Pain, Antoine Fontaine

Programme

De l’aliénisme à la Psychothérapie institutionnelle (historicité des pratiques institutionnelles : Saint-Alban et La Borde)

  • Psychose et transfert
  • L’hôpital comme « appareil de soins »
  • La boîte à outils conceptuelle : psychanalyse, psychiatrie et phénoménologie.
  • Aliénation sociale, aliénation mentale et aliénation transcendantale
  • Le concept de collectif
  • Comité Hospitalier et club thérapeutique
  • Analyse institutionnelle : statuts, rôles, fonctions _• Le concept de réunion, le transfert dissocié et les constellations transférentielles (le travail du transfert en institution)
  • La psychiatrie de secteur
  • Les associations culturelles et la formation

 

1. La psychopathologie, s’inspirant des travaux de Freud, Oury, Lacan, Schotte, présentera les différents modes d’existence pathologique.

2. L’analyse institutionnelle abordera, après un passage indispensable par l’histoire de la psychiatrie, les différents outils de la psychothérapie institutionnelle telle qu’elle s’actualise à la clinique de La Borde.

3. Une lecture des textes fondateurs articulés à la clinique.

4. Un enseignement théorico-clinique.

5. Un groupe de réflexion et d’analyse de cas. Seront abordés les cas qui mettent à l’épreuve le fonctionnement institutionnel, et qui dérangent la dynamique déjà assez fragile des soins. On demandera un exposé sur une expérience avec un matériel de réflexion personnel.

6. L’intervention d’équipes institutionnelles.

Calendrier des enseignements

126 heures d’enseignement répartis sur 24 journées d’octobre 2017 à juin 2019. Regroupées sur une journée et demie de formation mensuelle :

  • le mercredi de 15h30 à 18h30
  • le jeudi de 9h à 13h et de 14h30 à 17h 30

Calendrier sous réserve de modification

  • 15-16 novembre 2017
  • 17-18 janvier 2018
  • 21-22 février 2018
  • 21-22 mars 2018
  • 18-19 avril 2018
  • 20-21 juin 2018
  • 19-20 septembre 2018
  • 17-18 octobre 2018
  • 21-22 novembre 2018
  • 16-17 janvier 2019
  • 20-21 mars 2019
  • 10-11 avril 2019
  • 19-20 juin 2019

Coût de la formation

Le coût global de l’inscription comprend le tarif de formation continue et des droits d’inscription universitaire. L’université Paris Diderot est un établissement assujetti redevable partiel à la TVA. Les activités relevant de la formation continue sont exonérées de TVA.

Cout pédagogique :
Sans prise en charge : 1260€ soit 630€ par an
Avec prise en charge * : 2520€ soit 1260€ par an
* L’accord de prise en charge signé par le financeur devra parvenir à l’établissement dans les meilleurs délais.
Les frais d’inscription liés au droit du diplôme national sont en sus. Le montant des droits est défini par arrêté ministériel chaque année en juillet (à titre indicatif, le montant des droits en 2016-17 pour le niveau master s’élève à 261,10€).

En cas de non prise en charge, les frais d’inscription sont à la charge du stagiaire. La formation ayant lieu sur 2 ans, l’inscription universitaire est obligatoire chaque année universitaire.

Candidature

Votre inscription est conditionnée à l’acceptation de votre candidature par la commission pédagogique du diplôme. Merci de nous faire parvenir par voie électronique ou postale avant le 7 novembre 2017 :

  • la fiche de candidature D.U dument complétée,
  • un CV (2 pages maximum),
  • une lettre de motivation précisant les raisons qui vous conduisent à postuler, votre parcours et votre projet professionnel,
  • la photocopie du diplôme permettant l’accès à la formation
  • la fiche accord de prise en charge employeur signée et tamponnée confirmant la prise en charge financière des frais de formation, si vous êtes dans ce cas

par voie postale :

Université Paris Diderot
UFR d’Études psychanalytiques
Service Formation Continue Case 7058
75205 Paris cedex 13

 

ou mail :

rf.toredid-sirap-vinu@cf.pe

Vous pouvez aussi postuler sur eCandidat.

Si votre candidature est retenue, vous devrez procéder obligatoirement, avant l’entrée en formation,  à une inscription administrative (frais d’inscription correspondant au droit du diplôme national) et à une inscription pédagogique auprès de l’UFR.

L’université se réserve le droit d’annuler une formation si le seuil de stagiaires requis n’est pas atteint.

  • Date limite de candidature

    Candidatez avant le 25 septembre 2017 !

  • Durée de la formation

    2 années universitaires
    d’octobre 2017 à juin 2019
    126 heures de formation
    1 jour et demi de formation mensuelle (mercredi/jeudi)

  • Validation du diplôme

    Mémoire et soutenance orale

  • Tarif

    Sans prise en charge : 1260€
    Avec prise en charge : 2520€
    Les frais d’inscription au diplôme national sont en sus

  • Pour en savoir plus

    Téléchargez le brochure complète !

Contact
rf.toredid-sirap-vinu@cf.pe

 

Nous rencontrer
Bât. Olympe de Gouges
bureau 414, 4e étage
8 rue Albert Einstein
75013 Paris

 

Nous écrire

Université Paris Diderot Paris 7
UFR d’Études Psychanalytiques
Service Formation Continue – case 7058
75205 Paris cedex 13