En partenariat avec l’Institut Européen EMMANUEL LEVINAS

150xNx201200420_levinas_logo,P5B1,P5D.JPG.pagespeed.ic.ptg4jv9TFA Lieu de formation :
Institut Européen Emmanuel Levinas

Centre Alliance Edmond J. Safra, 6 bis rue Michel Ange, 75016 Paris.
 Contact Institut Levinas :

email : gro.uia.sanivel@noitcerid

 

Public

Ce DU s’adresse :

  • aux professionnels de la santé, psychologues, psychanalystes, médecins qui sont confrontés à des questions d’éthique dans leurs pratiques, aux chercheurs.
  • aux étudiants et personnes s’intéressant aux questions d’éthique et aux thématiques proposées, acceptation sur dossier.

 Objectif de la formation

Le but de cette formation est d’acquérir de nouvelles compétences théoriques et pratiques permettant de participer à des Comités d’Éthique dans les milieux du soin, de l’éducation et de l’entreprise.

Le vide juridique actuel créé par certaines avancées scientifiques, notamment en médecine, et la mutation sociale nécessitent le recours à des positions et à une réflexion éthique.

Ce DU propose un enseignement pluridisciplinaire qui aborde autant la psychanalyse, la philosophie et la religion pour permettre l’acquisition des fondamentaux sur lesquels on peut s’appuyer pour développer une réflexion éthique, et de l’inscrire dans les lieux professionnels où se posent ces questions.

 

Présentation

La question de la Responsabilité traverse toutes les tentatives de penser l’Éthique, depuis les vertus grecques jusqu’à Lévinas, en passant par les Humanités Bibliques juives ou chrétiennes.

Dans l’après coup de la « rupture de civilisation » qu’a constitué la destructivité nazie, le problème de la responsabilité a retrouvé chez quelques penseurs une place centrale. La question de la responsabilité est devenue un enjeu qui va au delà d’une manifestation de la simple « conscience morale », et qui interroge le sujet à travers ses actes. Ainsi, V. Jankélévitch interroge l’« impardonnable », G. Anders scrute l’ « obsolescence de l’homme », R. J. Lifton sonde les ténèbres de la médecine « nazie », J. Lachs réfléchit sur la « médiation de l’action ». On lira H. Arendt, dans Responsabilité et Jugement, Z. Bauman avec La Vie en Miettes, H. Jonas avec Le Principe Responsabilité. Et bien sûr P. Ricœur, E. Lévinas et J. Lacan.

L’éthique de la responsabilité apparaît ainsi comme un fil qui relie toutes ces pensées. Elle y apparaît comme une question contemporaine, en tant qu’envers de ce Monde administré identifié par les philosophes de Francfort : Max Horkheimer et Adorno.

Pour tous ces auteurs, l’éthique de la responsabilité ne peut être réduite à l’argument kantien de « faire son devoir ». Plus profondément, elle vient au cœur de la problématique d’un sujet humain en tant qu’il a à répondre de son désir. C’est ce que développe Jacques Lacan dans ses Prémisses à tout développement de la criminologie. Les philosophes de Francfort trouvaient déjà symptomatique que la psychanalyse devienne un partenaire pour le sauvetage d’un sujet humain, voire même le dépositaire d’une ultime réchappée à ce monde administré.

Dans la tradition juive, la scène originelle de la faute première ne réside pas dans la consommation du fruit de l’arbre défendu, mais dans la dérobade de l’homme générique, Adam, qui ne répond pas à la question que lui adresse l’Ineffable : « où es-tu ? ». La faute originellement n’est pas tant d’avoir transgressé l’Interdit, mais de faillir à sa responsabilité, de ne pas endosser les conséquences du dessillement. L’enjeu de la responsabilité se répète encore très vite dans le récit du « Commencement », Berechit : « Suis-je le gardien de mon frère ? ». Nous le retrouvons toujours avec le départ d’Abraham de Ur. Encore – plus tard – lors de l’épisode du « Veau d’or ». Enfin la question de la Responsabilité est au centre du montage cosmologique et téléologique de la dernière Kabbale celle issue de l’enseignement d’Isaac Luria qui convoque l’homme à la mission du Tikkun Olam, à la réparation des mondes mal achevés par l’Ineffable. C’est ainsi que nombre des principales séquences du texte central hébraïque peuvent être entendus comme autant de récits qui habillent et portent la question de la Responsabilité. Traités dans leurs commentaires talmudiques selon les méthodes de l’herméneutique juive, à distance du mythe comme de la théologie. Toutes ces séquences font socle. Et d’elles peut se déduire la phénoménologie des « sentiments éthiques » tels qu’ils se sont construits au fil des siècles : Responsabilité, Empathie, Solidarité, Justesse, Pudeur, « Bien dire » etc.

Longtemps le terme « humanités » a servi à désigner les disciplines traitant des langues et de la littérature ancienne, notamment latines et grecques. Malencontreusement, dans la longue durée des instructions de 1890 (lorsque l’historien Ernest Lavisse fixa à l’école laïque contre les cléricaux, un credo capital : « notre histoire commence avec les Grecs ») fut refoulée, dès lors, la connaissance compréhensive de ce que Northrop Frye appela le « Grand Code ». Une expression empruntée au poète et peintre William Blake, désignant le champ référentiel biblique transmis à sa façon propre par le christianisme, dans lequel se meuvent la pensée, la littérature, les arts de l’Occident. Le fait que la civilisation européenne dans ses soubassements ait pour source autant Jérusalem qu’Athènes, et que les deux, selon l’expression de Rémi Brague, « fassent tension tout en se faisant la courte échelle », s’en est trouvé expulsé de l’esprit des « humanités » classiques, tels qu’enseignées depuis.

Sur l’axe d’un humanisme renouvelé et réactualisé, enseigner les « Humanités juives » prend sa part aujourd’hui dans la nécessaire construction d‘épistémologies transdisciplinaires, dont la variété des séminaires proposés dans le cursus de ce D.U. et l’éventail des champs abordés, peuvent témoigner de l’intention.

Une telle formation initiera à des problématiques nouvelles induites par l’évolution scientifique et la mutation sociale d’un environnement devenu si peu naturel, qu’il interroge la place de l’humain ; en portant sur les interactions culturelles, les transactions individu/société, les interfaces psyché/culture/sciences, et ce « trans-individuel » que porte en lui le langage, qui traverse les individus et les lie ensemble.

Responsables

Responsable universitaire :Christian Hoffmann, Pr de Psychopathologie clinique, Université Paris Diderot Paris 7, psychanalyste,

Responsable pédagogique : Gérard Rabinovitch, Chercheur au CERSES – Université René Descartes/CNRS, chercheur associé au CRPMS, Directeur des enseignements universitaires à l’AIU (Institut Européen Emmanuel Lévinas).

Enseignants pressentis

(sous réserve de modification)

  • Philippe Abastado Directeur de recherche à l’Université Paris Diderot Paris 7, cardiologue.
  • Armand Abécassis Professeur émérite de philosophie générale et comparée, Université Michel de Montaigne, Bordeaux III.
  • Sébastien Allali enseignant en philosophie Paris.
  • Jean Claude Ameisen Professeur d’immunologie, Paris Diderot Paris 7.
  • Paul-Laurent Assoun Professeur de psychopathologie, Paris Diderot Paris 7.
  • Claude Birman Professeur agrégé, Chaire supérieure de philosophie, Classes préparatoires littéraires à Paris.
  • Daniel Dayan Directeur au CNRS, Professeur à la New School for Social Research, New York.
  • Stéphane Habib Enseignant à l’Institut Hospitalier de Psychanalyse de Sainte Anne, Enseignant à l’Institut des Hautes Etudes en Psychanalyse, docteur en philosophie, psychanalyste.
  • Christian Hoffmann Professeur de psychopathologie à l’Université Paris Diderot Paris 7.
  • Laurie Laufer Professeur de psychopathologie à l’Université Paris Diderot Paris 7.
  • Frédérique Leichter-Flack Maître de conférence en littérature comparée, à l’Université Paris Ouest Nanterre.
  • Sophie Normann Professeur agrégée à l’École Pratique des Hautes Études. Corine Pelluchon, HDR, Maître de conférence à l’Université de Poitiers, chercheur au CNRS-CERSES.
  • Eric Pommier Professeur agrégé, docteur en philosophie, chercheur associé au CNRS-CERSES.
  • Gérard Rabinovitch Chercheur au CERSES-Université Paris Descartes/CNRS, chercheur associé au CRPMS, directeur des enseignements universitaires à l’AIU (Institut Européen Emmanuel Lévinas).
  • Franklin Rausky Maître de conférence, HDR, à l’Université de Strasbourg.
  • Jacques Semelin Directeur de Recherches au CNRS-CERI, professeur à Science-po, Président de l’Encyclopédie des violences de masses.
  • Amos Squverer Docteur en psychanalyse de l’Université Paris Denis Diderot Paris 7.
  • Alain Vanier Professeur de psychopathologie, Paris Diderot Paris 7.
  • François Villa Professeur de psychopathologie, Paris Diderot Paris 7.
  • Philippe Zard Maître de conférence en littérature comparée à l’Université Paris Ouest Nanterre.
  • Paul Zawadzki Maitre de conférence en sciences politiques à l’Université de Paris I.

Contenu

1er Semestre

  • Christian Hoffman : Responsabilités et subjectivité contemporaines.
  • Armand Abécassis : Méthode de recherche et de connaissance dans la tradition juive
  • Daniel Dayan et Paul Zawadzki : Les apories de la Démocratie et des Médias entre éthique de conviction et éthique de responsabilité

2e semestre

  • Franklin Rausky et Amos Squeverer : Psychothérapies et Humanisme
  • Armand Abécassis : Qu’est ce que la transmission ? Pourquoi ? À qui ? Quand ? Par qui ?
  • Gérard Rabinovitch : La Responsabilité pour la vie, parcours de philosophie politique.

Cycle de conférences mensuelles :
Figures de la Responsabilité
Sous la direction de Christian Hoffman et Gérard Rabinovitch.

Avec durant l’année des interventions en séminaires ou dans le Cycle de conférences de : Patrick Amoyel, Fethi Benslama, Alain Vanier, François Villa, Dominique Bourel, Christian Huglo, Jacques Semelin, Corinne Pelluchon, Sébastien Allali, Dan Arbib, Jérome Benarroch, Julia David, Lise Haddad, Avishag Zafrani, Philippe Abastado, Jean-Michel Salanskis, Christophe Dejours, Patrick Vassort, Rivon Krygier, Régine Waintrater, Philippe Zard, René Samuel Sirat, Céline Masson, Daniel Epstein, etc.

Calendrier des enseignements

(sous réserve de modifications)

160 heures réparties sur 26 séances de 6 heures les jeudis de 14h à 20h. Ce DU donne accès à des conférences mensuels qui se déroulent aux mêmes dates de 20h à 22h. (heures non comptabilisées dans la formation)

Dates :

  • Début de la formation le 1er février 2018, calendrier à venir

Coût de la formation

Le coût global de l’inscription comprend le tarif de formation continue et des droits d’inscription universitaire. L’université Paris Diderot est un établissement assujetti redevable partiel à la TVA. Les activités relevant de la formation continue sont exonérées de TVA.

Coût pédagogique :

Sans prise en charge : 1120 €

Avec prise en charge * : 2240 €

* L’accord de prise en charge signé par le financeur devra parvenir à l’établissement dans les meilleurs délais.

Les frais d’inscription liés au droit du diplôme national sont en sus. Le montant des droits est défini par arrêté ministériel chaque année en juillet (à titre indicatif, le montant des droits en 2016-17 pour le niveau Licence s’élève à 189,10€). En cas de non prise en charge, les frais d’inscription sont à la charge du stagiaire.

Candidature

Votre inscription est conditionnée à l’acceptation de votre candidature par la commission pédagogique du diplôme. Merci de nous faire parvenir par voie électronique ou postale avant le 25 septembre 2017 :

  • la fiche de candidature D.U dument complétée,
  • un CV (2 pages maximum),
  • une lettre de motivation précisant les raisons qui vous conduisent à postuler, votre parcours et votre projet professionnel,
  • la photocopie du diplôme permettant l’accès à la formation
  • la fiche accord de prise en charge employeur signée et tamponnée confirmant la prise en charge financière des frais de formation, si vous êtes dans ce cas

par voie postale :

Université Paris Diderot

UFR d’Études psychanalytiques

Service Formation Continue Case 7058
75205 Paris cedex 13

ou mail : rf.toredid-sirap-vinu@ocnalb.arual

Vous pouvez aussi postuler sur eCandidat.

Si votre candidature est retenue, vous devrez procéder obligatoirement, avant l’entrée en formation,  à une inscription administrative (frais d’inscription correspondant au droit du diplôme national) et à une inscription pédagogique auprès de l’UFR.

L’université se réserve le droit d’annuler une formation si le seuil de stagiaires requis n’est pas atteint.

  • Date limite de candidature

    Candidatez avant le 25 janvier 2018 !

  • Durée de la formation

    1 année universitaire de février 2017 à juillet 2018
    160 heures de formation
    le jeudi de 14h à 20h

  • Validation du diplôme

    Mémoire et soutenance orale

  • Tarifs

    Sans prise en charge : 1120€
    Avec prise en charge : 2240€
    Les frais d’inscription au diplôme national sont en sus

  • Capacité

    30 personnes

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Contact
Laura Blanco
rf.toredid-sirap-vinu@ocnalb.arual
01.57.27.63.96

 

Nous rencontrer
Bât. Olympe de Gouges
bureau 414, 4e étage
8 rue Albert Einstein
75013 Paris

 

Nous écrire

Université Paris Diderot Paris 7
UFR d’Études Psychanalytiques
Service Formation Continue – case 7058
75205 Paris cedex 13